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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 13:42

En cette fin de moi d'avril, c'est sous une météo mitigée que j'attaque 4 jours de grimpe avec Roland. Je propose à mon compagnon de consacrer notre première journée à l'ascension de la Centrale du Rocher du Roi Gros Nez.. C'est une voie que j'étais impatient de découvrir car son tracé tortueux laissait présager une belle escapade.

 

trace

       Tracé approximatif de la voie

 

Depuis le parking la falaise a un aspect plutôt austère et intimidant. Aussi, c'est avec une légère angoisse que je cherche des yeux notre itinéraire du jour.

 

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             Roland sous le premier piton carrément couché sur l'écaille !

 

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                           Dans la traversée délicate en 5c à la fin de L1 (photo Roland V.)

 

A froid la première longueur réveille bien, surtout la traversée délicate et aérienne juste en dessous du relais. Le rocher est bien typique de ce secteur : un espèce d'amas de cailloux collés où l'escalade devient vite technique dans les passages raides et qui ne se prête pas bien à l'assurage naturel. On n'est donc pas mécontent de trouver un équipement en place béton, composé en majorité de spits complétés par quelques pitons.

 

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L2 arrivée sous les toits (photo Roland V.)

 

La deuxième longueur, courte et pépère, permet de gagner un relais sous les toits. Attention néanmoins à la qualité du rocher qui s'avère vraiment pourri en fin de longueur.

 

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                               Roland en action dans le passage du toit en A1.

 

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A la sortie du passage d'artif (photo Roland V.)

 

Le passage d'artif pour franchir le toit de la troisième longueur est bien musclé. Roland, qui avait calculé les longueurs pour me laisser celles qui paraissaient les plus dures sur le topo, commence à comprendre qu'il s'est bien fait avoir !

 

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                         Roland au dessus du petit passage surplombant en 6a+ de L4.

 

La quatrième longueur qui semblait être la plus difficile sur le topo n'est finalement pas bien méchante. Le passage en 6a+ n'est en fait qu'une très courte section légèrement déversante qui doit bien passer en libre mais j'avoue que je n'est même pas essayé et que j'ai tiré aux clous direct !...

 

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                                  La traversée en 4c de L5...(photo Roland V.)

 

La cinquième longueur commence par une dizaine de mètres de marche sur une vire, il y a une vieille corde fixe en place. Evitez absolument de vous assurer sur cette corde car elle est fixée au bout de la vire par une fine et très vieille cordelette totalement pourrie. Ensuite il faut grimper et là, un pied sur une petite réglette et les mains crispées sur de mauvaises prises, on cherche le 4c...C'est plutôt du bon 6a+ ou du 4c et A0...

 

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                         Au départ de L6. (photo Roland V.)

 

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                           Sur la fin de L6.

 

La sixième longueur débute en plein centre de la face. Elle côte 5c et propose une escalade sur prises fuyantes protégée principalement par des pitons.

 

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                                Roland dans la gorge de L7.

 

La septième longueur se déroule dans une austère gorge au rocher pourri. En fin de longueur il y a un petit ressaut encaissé avec un pas de 6a pas évident. Comme j'étais en second j'ai fait un effort pour ne pas céder à la tentation de tirer au clou et par miracle c'est passé. La gorge est rempli de gros blocs instables prêts à déballer alors soyez bien prudent si vous passez par là...

Après cette glauque ambiance, on est bien content  de sortir sur les accueillantes prairies fleuries pour casser la croûte en toute quiétude.

 

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Celui qui a fait de moi un vrai alpiniste, pas l'air commode hein !

 

Voilà donc une voie qui ne manque pas d'intérêt avec un itinéraire tortueux, un joli petit passage d'artif et une ambiance montagne bien marquée. La qualité du rocher laisse vraiment à désirer mais l'équipement en place très conséquent rend son parcours à peu près sûr à condition tout de même de rester bien attentif.

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