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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 10:16

Voici la première course de mes trois semaines de vacances à Chamonix (autant dire que j'ai du retard !). On était parti pour faire la traversée des Courtes mais les conditions étaient vraiment trop mauvaises avec pas assez de neige et beaucoup de glace et de chutes de pierres.  Comme nous n'avions pas pris le matos pour le rocher notre seule option a été de se rabattre sur cette voie normale de l'Aiguille du Moine.

 

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                                            Claude avec son matos à l'ancienne sur la Mer de Glace.

 

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                Roland dans les vertigineuses échelles d'accès au refuge du Couvercle, chaque année un peu plus hautes...

 

Pour moi cette marche d'approche jusqu'au refuge du Couvercle fut une épreuve sacrément désagréable. J'étais parti avec des soucis plein la tête, en espérant que la vision de mes chères montagnes suffirait à me faire tout oublier. Evidemment il n'en fut rien et en descendant à la gare du Montenvers, je découvris que ce monde merveilleux promettant tant d'aventures extraordinaires n'était plus à mes yeux qu'un austère amas de cailloux et de glace.

Ca a été dur à encaisser, d'autant plus que je n'étais pas du tout bien préparé physiquement et que l'effet de l'altitude renforçait cette sensation de ne plus être à ma place. Cependant j'ai ainsi compris quelque chose d'important : en elles-mêmes les montagnes ne sont que des tas de cailloux, ce qui est magique c'est ce qu'elles éveillent en nous lorsque l'on est suffisamment réceptif.

Bref je ne vais pas trop m'étendre là-dessus, je me suis donc trainer comme une larve pendant toute cette marche d'approche en me demandant si je n'allais redescendre dans la plaine pour aller me saouler dans les bars...

 

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                      L'ancien refuge du couvercle avec les Courtes en mauvaises conditions en arrière plan

 

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                     Panorama depuis le refuge du Couvercle : Les Grandes Jorasses, la dent du Géant et le Mont Blanc

 

Le soir, depuis la terrasse du refuge, nous aurons le droit à un spectacle grandiose qui marquera pour moi un début de réconciliation avec la montagne. Le pilier Walker, bien sec, est en excellentes conditions, le lendemain matin nous verrons plusieurs frontales s'agiter à son pied à la recherche de l'attaque. 

 

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                     Dépôt du matériel dans la rimaye

 

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                                                  Claude semble sorti tout droit d'un livre de Frison Roche...

 

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                      Quelques vues de la voie à la montée.

 

L'escalade est facile techniquement avec néanmoins quelques pas de 3+ qui interpellent quelque peu. La principale difficulté de cette voie réside dans la recherche d'itinéraire. Il n'y en effet que très peu d'équipement en place et on ne peut donc se fier qu'à l'usure du rocher pour se repérer dans cette très vaste face dans laquelle on a vite fait de s'égarer.

 

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                                                        Portraits des protagonistes de la journée au sommet

 

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                                                  Quelques photos de la descente...

 

On emprunte la même voie à la descente, beaucoup de rappels sont équipés mais on peut quasiment tout faire en désescalade. Dans tous les cas la descente est au moins aussi longue et délicate que la montée.

 

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                      Sur le glacier du Moine au pied de la face Sud

 

Nous sommes de retour sur le glacier aux alentours de 15 heures, on a quand même passé près de 9 heures pour faire l'aller retour au sommet. Il est désormais trop tard pour attraper le dernier train du Montenvers. Comme nous n'avons pas assez de motivation pour redescendre jusqu'à Chamonix à pied, nous en serons quitte pour une deuxième nuit au refuge du Couvercle.

 

Cette voie ne me laissera pas un souvenir indélébile cependant c'est une très bonne course d'entraînement qui permet tout à la fois de s'acclimater, de s'exercer à progresser rapidement sur un terrain moyennement difficile et d'aiguiser son sens de l'itinéraire. De plus la vue du sommet mérite à elle seule le déplacement.

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