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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 14:57

Après avoir consulté 214 fois le site de Météo France et discuté pendant des heures des niveaux d'eau actuels, de la taille du bassin versant et des risques d'orages, nous avons décidé d'y aller...
Mais où ? Aux Oules de Freissinières bien sûr ! Une des descentes de canyon les plus extrêmes de toute la métropole.
J'en rêvais depuis le jour - voilà plusieurs années maintenant - où j'ai découvert cette photo d'un minuscule canyoniste descendant en rappel sous une gerbe d'eau démesurée : "le Geyser"...
Et cette fois, ça y est, nous y sommes ! "Nous" c'est une joyeuse équipe de cinq : Antoine, Flo, Lionel,  mon frangin et moi-même. De plus la chance semble être avec nous puisque la météo oscille vers le beau bien que le ciel soit toujours un peu chargé.
La première chose que nous faisons en arrivant au parking de Dormillouse qui marque la fin de la route, c'est d'aller vérifier le débit à la vasque d'observation, située sous la passerelle à 5 minutes de marche de là. L'écume occupe moins du tiers de la vasque et l'eau ne déborde pas au niveau du déversoir : le monstre a un débit faible et semble donc disposé à nous laisser visiter ses entrailles...Etrangement nous ne rencontrerons aucun autre canyoniste sur la descente, peut être que cette météo douteuse y fut pour quelque chose...

Dans la première partie : roche sombre polie et vasque turquoise, ambiance typique des canyons des Hautes-Alpes...

Cascade toboggan qui disparaît dans un gouffre sombre légèrement inquiétant...

C'est beau mais sombre, donc les photos sont un peu flous !...

La cascade toboggan de 17 mètres...

Lionel dans l'actif de la cascade toboggan de 17 mètres...


Dans l'ordre : Antoine, mon frangin et flo aux prises avec la cascade toboggan de 17 mètres. (Désolé il faut tourner la tête ou l'écran au début : j'ai encore des choses à apprendre en montage vidéo....). 
Attention : sur cette vidéo on voit des canyonistes jouant à descendre dans l'actif et à se faire prendre dans les mouvements d'eau. Ce genre de jeu n'est envisageable qu'avec un débit faible comme celui que nous avons rencontré. Avec un plus fort niveau d'eau il faut aborder cette cascade avec la plus grande prudence à cause du fort drossage en rive droite. Si le débit est trop important le mieux est de carrément l'éviter en faisant un rappel sur les arbres en rive gauche.

Un joli saut à faire de cette cascade, avec appel délicat et arrivée dans une grosse vasque...


Le toboggan en S et le gros toboggan d'une dizaine de mètres qui lui fait suite....

A l'approche des grandes verticales...

Au relais de la C23 avec une petite vue sur la magnifique vallée de Dormillouse et le ciel pas très rassurant...

Le même relais avec une vue sur le village de Dormillouse et les cascades de Chichin que nous descendrons le lendemain.

Lionel s'engage dans la C23.

Flo avant de disparaître dans l'actif...

Tony dans l'actif de la C23.

Vue sur la C27 qui constitue le propulseur du Geyser dont on voit un petit bout de la gerbe.






Le Geyser sous toutes les coutures...Un moment inoubliable pour tout canyoniste !


La vidéo sur ce phénomène unique...

Le Geyser vu du bas...Vu les faibles conditions de débit, au lieu de faire la main courante technique en RD, nous sommes descendus jusque dans la vasque du Geyser et nous avons descendu la C18 suivante dans l'actif, sans faire de main courante là non plus.


La descente de la C18 dans l'actif et le Geyser vu du bas...


Je ne suis pas près d'oublier la descente de ce canyon mythique. Il est vrai que les conditions de débit étaient plutôt faibles et que nous n'avons donc pas eu à affronter les risques extrêmes qui ont fait la réputation de ce canyon. Cependant la variété des obstacles (rappels arrosés, sauts, grands toboggans, désescalades délicates, nage en eau vive...), le cadre exceptionnel et le fabuleux rappel sous le geyser en font l'une des descentes les plus intéressantes de France.
Avec la disparition progressive des glaciers, il est désormais possible de profiter de conditions favorables dès le mois d'Août (alors qu'il fallait attendre septembre, voir octobre il y a seulement quelques années) et donc de faire cette descente sous des températures beaucoup plus clémentes.
Gardons nous cependant de nous réjouir de ces changements qui d'une part vulgarisent la descente de ce canyon  et sont d'autre part signe des dégradations irréversibles que nous faisons subir à notre environnement.

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