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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 15:01

En y repensant je me demande ce qui a bien pu me pousser à m'engager dans cette voie et à entrainer Max avec moi dans cet enfer...

La saison à Chamonix venait d'être ajournée pour cause de météo ignoble et nous cherchions donc de quoi user nos doigts sur le calcaire de notre bon vieux Vercors. Notre cordée commençait à être sacrément bien rodée, au point que ces derniers mois, plusieurs projets qui me paraissaient pourtant des plus ambitieux étaient passés presque trop facilement. Ainsi au sommet du Pic de Bure à la satisfaction d'avoir réalisé une grande course s'était mêlé une étrange déception, celle d'avoir gagné sans avoir à engager toutes nos forces dans la bataille.

Bref je cherchais du lourd, du méchant, du velu et c'est dans les pages écornées de mon cher topo du Vercors que je devais trouver mon bonheur. "Le Bouclier a été la voie mythique du Vercors. Actuellement il y a une ou deux répétitions par an et beaucoup de tentatives qui se terminent par des rappels"  Voilà la présentation du Père Duhaut et au cas où on n'aurait pas compris que c'est du sérieux, il ajoute "La plupart des cordées mettent plus de 10 heures et beaucoup bivouaquent aux vires". Parfait, tout à fait le genre de grosse galère dont je rêvais !

Me voilà donc, excité comme un ado prépubère en passe de perdre son pucelage, en quête d'informations complémentaires sur internet. Sur Camp to Camp il n'y a qu'une seule sortie de référencée et vu la tartine que ces vaillants grimpeurs ont postée en commentaire, il ne fait aucun doute que cette voie leur a laissé des souvenirs épiques. En grattant un peu plus les recoins de la toile, je tombe sur deux autres récits d'ascension : une tentative avortée à la troisième longueur de deux jeunes téméraires qui avaient tenté l'aventure en plein hiver et une ascension réussie (donc ça fait deux en tout avec celle de C2C...) mais en deux jours avec un bivouac en pleine paroi...Pour compléter le tableau je déniche sur le site de Bruno Fara quelques photos d'époque qui donnent une idée de l'ambiance de la voie et de l'équipement particulier qui l'agrémente...

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Bruno Fara lors de la 10ème ascension en 1973 Bivouac... Puce de 5 mm permettant de franchir les sections compactes...
(toutes les photos sont tirées du site de Bruno Fara) 

 

Après avoir vu tout ça j'ai vraiment les foies mais je me dis qu'on peut le faire. Il ne me reste plus qu'à convaincre Max. J'essaye de lui présenter la chose sous un angle favorable "Ils disent que c'est LA voie mythique du Vercors, que c'est vraiment très beau, assez bien équipé. Ca a l'air d'envoyer du lourd mais on a bien tenu l'horaire à la Desmaison alors si on tourne bien ya pas de raison qu'on sorte pas dans la journée". J'ai l'impression d'avoir été convaincant cependant mon compagnon me connaît suffisamment pour savoir qu'un tel élan d'enthousiasme de ma part a toutes les chances de le conduire à de longues heures d'angoisse, pendu sur des pitons branlants dans une austère paroi au rocher calamiteux...C'est donc après s'être renseigné par lui-même qu'il me rappelle pour me dire qu'en aucun cas je ne le trainerai là-bas dedans. Il n'est pas loin de me convaincre de la stupidité de mon projet quand, contre toute attente, il me sort soudainement "Bon allez tu fais chier on y va !".

 

Nous arrivons vers minuit sur le parking où nous allons bivouaquer. Nous avons choisi une stratégie légère : pas de hissage mais un sac léger que le second portera. En cas de bivouac en paroi nous n'aurons donc que le minimum vital : une couverture de survie, une polaire et une gore-tex chacun. Notre équipement se compose d'un jeu de petits câblés, d'un jeu de friends (BD C3 n°1 au BD C4 n°2), de 20 dégaines, d'un ropeman et d'une paire d'étriers chacun.

situation

                      La face bombée du Gerbier éclairée par les premiers rayons de soleil (Photo Max)

Réveil 5 heures, départ une heure plus tard. A 7 heures la falaise est en vue, c'est raide, impressionnant et de longues trainées sombres trahissent la présence d'importantes résurgences ce qui ne fait qu'empirer l'humeur déjà exécrable de mon camarade. "Putain regarde c'est trempé !...(grognements)...Non mais c'est même pas la peine...(grognements) - Oui c'est un peu mouillé...(sourire forcé) Mais l'itinéraire a l'air d'être au sec et puis ça va sécher avec le vent (tentative de regard confiant et rassurant) "

trace

 Tracé de l'itinéraire du chef d'oeuvre réalisé par E. Stagni, C. Dalphin, M. Ebneter et J. Martin le 15,16 et 17 juillet 1964

 

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A 7 H 30 nous sommes au pied de la voie près à attaquer. Max est aussi joyeux qu'un canasson qu'on emmène à l'abattoir quant à moi je fais mine d'être confiant et enthousiaste mais je réprime difficilement des gros rots de vomi...

Bon mieux vaut ne pas trainer là. Je pars dans la première longueur, du 4c sur le papier, dans les faits un immonde tas de cailloux instables gavés de touffes d'herbe, évidemment improtégeable et non équipé. J'arrive à R1, il paraît qu'on peut enchaîner jusqu'à R2 mais j'ai ma dose et je fais venir Max. Mon compagnon hérite donc d'une longueur du même acabit qu'il gravit en pestant.

 

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                       Max dans la troisième longueur

Je pars dans la troisième longueur avec l'envie de me racheter pour ne pas avoir osé enchainer les deux premières longueurs. Ca tombe bien, ça engage direct à quatre mètres au-dessus du relais dans une fissure étroite et verticale. Suffisamment excité pour faire abstraction du risque de chute en facteur 2, je m'élève droit au-dessus de mon camarade dans cette fissure malcommode, après un Dülfer sauvage je me jette sur le premier piton, il est plus vieux que moi mais il tient, un pas de libre et je saisis un autre clou, nettement moins solide, celui-ci se courbe sous mon poids...Et ce petit jeu qui consiste à se suspendre sur des vieux pitons branlants puis à engager des pas de VI au-dessus de ces mêmes points pourris se répète pendant une quarantaine de mètres. En fin de longueur je croise la première puce de 5 mm de la voie, celle-ci est munie d'une plaquette artisanale ce qui lui confère un aspect presque rassurant cependant la vis ressemble à s'y méprendre à celles que l'on a coutume d'utiliser pour fixer des décorations dans du plaquoplâtre....

 

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                                          Traversée dans L4 (Photo Max)

La quatrième longueur étant une longue traversée vers la gauche, il nous faut prendre une décision car une fois cette section franchie plus de demi-tour possible...On regarde l'heure : tout juste 9 heures, on a mis à peine 1 h 30 pour gravir les 3 première longueurs, si on continue à ce rythme on sera rentré pour le goûter ! Max tente une ultime fois de me décourager en me désignant d'un doigt menaçant le terrifiant toit de L5 mais il doit se rendre à l'évidence : le seul moyen de convaincre un crétin de mon espèce de redescendre serait de l'assommer et de le balancer en bas ! D'ailleurs il me lance un regard qui traduit exactement cette intention avant  d'attaquer la longueur en bougonnant. Celle-ci est du même cru que la précédente : des pas de libre délicats alternent avec des sections d'artif sur des points à la résistance aléatoire...

 

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                                           A l'attaque du grand toit (photos Max)

Voici enfin le clou du spectacle : le grand toit de la cinquième longueur ! Je pars enthousiaste mais à mesure que je me rapproche de ce redoutable surplomb qui dévore progressivement le ciel au-dessus de moi, ma motivation vacille et je me prends à regretter de ne pas avoir accepté de faire demi-tour...

 

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                      Séquence de franchissement du toit (photos Max)

Finalement, le toit est bien pitonné et l'exercice n'a rien de sorcier à condition d'être un minimum méthodique et surtout suffisamment stupide pour accepter de se suspendre à 150 mètres du sol sur des vieux clous rouillés plantés la tête en bas...  

 

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                      Quand on regarde en bas ça fait tout bizarre...

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                      La sortie où on retrouve enfin le ciel (Photo Max)

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                      Max attaque la section sur puces de 5 mm au dessus du surplomb...

Au-dessus du surplomb il faut franchir une section de rocher compact en cravatant une série de puces de 5 mm avec des petits câblés. Ces vis étaient enfoncés en force dans des trous forés au tamponnoir de 4 mm de diamètre et de guère plus d'un cm de profondeur. On a beau se répéter que "s'ils sont encore là c'est qu'ils doivent tenir", ça fait tout de même bizarre de se suspendre sur ces bouts de ferraille ridicules qui viennent de fêter leur 47ième anniversaire...

 

Si pour moi le passage du toit a été une expérience plutôt fun il n'en sera pas de même pour Max qui se coltine le gros sac. Depuis le relais je l'entends beugler comme un veau qu'on égorge, en fait le poids du sac le couche à l'horizontal sous le surplomb et il doit tirer comme un forcené sur les abdos pour se redresser. Ce n'est qu'après de longues minutes de souffrance et au prix d'un effort surhumain que mon camarade finira par venir à bout de ce passage.
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                       Début de la sixième longueur (photo Max)

Max s'arrête au milieu de la sixième longueur au relais noté comme facultatif sur le topo. En fait celui n'a rien de facultatif puisque je n'aurais même pas assez de nos 20 dégaines pour finir la longueur.

 

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                      Je pars dans la deuxième partie de la sixième longueur (photo Max)

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Max sur la fin de la sixième longueur dans une ambiance démente...
  
Sur le haut de la sixième longueur l'ambiance est à son paroxysme : l'itinéraire fonce droit dans le grand bombé nous basculant en arrière dans le vide abyssal qui se creuse derrière notre dos. A mesure que nous montons la qualité de l'équipement est de plus en plus aléatoire, les pitons se déplacent dans les fissures sous notre poids tandis que certaine puces n'ont plus de tête, il faut alors compter sur l'adhérence du câblé sur le filetage pour progresser...
C'est à la fois beaucoup plus éprouvant et beaucoup plus intéressant que si nous nous suspendions à un équipement moderne à la résistance normative. D'abord parce que cet équipement traditionnel introduit une part d'incertitude sur l'issue de la course : impossible de savoir si un point tiendra ou pas avant d'y confier son poids. Il faut utiliser son instinct, bricoler, accepter de prendre des risques et les assumer. Ainsi, pendu sur un piton à demi rongé par la rouille, décider si on récupère ou non la dégaine précédente pour s'en servir plus haut peut devenir une question existentielle passionnante... En outre, contrairement à des spits plantés au perfo par un gugus confortablement suspendu à sa corde de rappel, ces vieux clous ont une âme. Ils rayonnent encore de l'audace, de la force et de l'intelligence de ceux qui les ont plantés d'une main en équilibre instable sur la dernière marche de l'étrier ou le bout de la semelle en appui  précaire sur un minuscule gratton. Legs de générations d'intrépides grimpeurs qui partaient à la conquête de l'inconnu la lame coincée entre les dents, ces dérisoires pièces d'acier  forment un fascinant canevas d'humanité au sein de cet univers sauvage et hostile.
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12 H 30 : 6ième relais. Max allume sa 18ième cigarette.

 

Le moral est bon. Nous pensons avoir déjà franchi le plus gros des difficultés. Cependant le ciel commence à montrer les signes inquiétants de l'arrivée imminente d'une perturbation...

                     
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                     A R6, ya du gaz mais on aime ça !...(photo Max)

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                      Max dans la 7ième longueur, toujours aussi raide !
Nous grimpons depuis un peu plus de cinq heures quand Max attaque la septième longueur. Depuis que nous avons franchi le grand toit il a retrouvé le sourire, notre cordée a pris ses marques. C'est assez nettement plus dur et plus dangereux de ce dont nous avons l'habitude mais ça reste une vieille classique du Vercors. Ici nous sommes chez nous, à la limite de notre niveau technique nous demeurons sereins et efficaces. La corde sans cesse en mouvement nous tire inexorablement vers le sommet, rien ne semble désormais pouvoir enrayer la mécanique bien huilée qui s'est mise en place. Rien sauf peut-être un élément extérieur inattendu comme la météo...
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                                            Traversée dans la 9ième longueur (photo Max)
Depuis ce matin le vent soufflait fort et il faisait exceptionnellement froid pour la saison mais le ciel était clair. Le mauvais temps est arrivé subitement, le soleil a disparu derrière un voile laiteux puis des bancs de brume épaisse se sont mis à remonter la paroi. Du temps que l'on se rende compte de ce qui arrivait, nous étions enveloppés dans un brouillard opaque. Puis la pluie s'est abattue sur nous, drue comme en automne, froide comme en hiver. L'ambiance est devenue franchement hostile, tout à coup téléportés dans une hivernale en plein mois de juillet, on s'est mis à avoir vraiment froid, à avoir vraiment peur...
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                                            Artif sauvage dans le début de L10 dégoulinant...(Photos Max)
Après une grosse averse la pluie s'est calmée sans pour autant s'arrêter, le rocher est trempé et nous aussi. Il fait froid, vraiment très froid et la longueur qui suit est terrifiante, vraiment terrifiante...Mais il faut y aller, c'est mon tour, donc j'y vais, l'onglée au bord des doigts, le vomi au bord des lèvres...
J'attaque la fissure déversante trempée, heureusement agrémentée de suffisamment de vieux clous pour progresser. C'est physique et impressionnant mais ça déroule, j'ai pris le rythme : monter sur l'étrier, prendre du mou en tirant sur le câble du ropeman avec les dents, poser la dégaine, se vacher, poser l'autre étrier, récupérer le précédent et recommencer...Donc au début tout va pour le mieux jusqu'à ce que l'espacement entre deux clous me contraigne à engager sur quelques mètres en libre sur le rocher trempé, je prends une bonne suée mais ça passe. Ensuite ça repars en artif, pas de problème si ce n'est l'état des points qui fait froid dans le dos et le tirage qui commence à devenir vraiment handicapant.
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Au bout d'un peu plus de 35 mètres de ce laborieux travail, je me mets à espérer que le relais est tout proche mais au lieu de ça c'est l'horreur que je découvre au-dessus de moi : la fissure déversante que je suis en train de remonter se transforme soudainement en une cheminée  verticale, à l'intérieur de ce cloaque putride, une nature terrifiante de vitalité, exubérante comme un vit dressé, bourgeonnante comme un herpès génital. De luxuriantes touffes d'herbe dégueulent de toutes part du rocher délité couvert de mousse, la boue, qui dégouline en flots épais, semble être l'unique liant maintenant cet ensemble hétéroclite à la verticale.
Debout sur mon étrier, je m'emploie à faire le ménage en arrachant rageusement ces maudites touffes d'herbes tandis que Max assiste depuis le relais au spectacle surréaliste d'une véritable pluie d'éléments végétaux variés...Il n'y a plus aucun piton en vue et je n'ai aucune envie de partir en libre là-dedans, je me lance alors dans une séquence d'artif épique : je m'écorche les doigts en extirpant la boue d'une fissure étroite puis je monte, d'étrier en étrier, sur une série de câblés de plus en douteux qui sortent de la fissure dès que je les soulage de mon poids...Je me retrouve ainsi en équilibre sur un mauvais coinceur quelques mètres au-dessus du dernier piton, le tirage devient ingérable et je ne vois plus aucune possibilité de protection. Il va falloir partir en libre mais il y a quelque chose qui m'empêche de quitter mes étriers, une sorte de blocage mental, un instinct d'auto-préservation du même genre que celui qui se réveille au moment de se jeter dans le vide pour un pendulaire. Bon il faut y aller, je fais sauter le verrou psychologique et je m'engage dans la  plus délicate section d'escalade de ma courte expérience de grimpeur : les pieds en écarts, je m'efforce de poser mes semelles sur les rares surfaces de rocher propre qui apparaissent entre les herbes et les coulées de boue, je plante mes doigts dans la terre, je grimpe avec les genoux, les coudes, les dents. On n'apprend pas à franchir ce genre de passage dans les manuels d'escalade, il n'existe aucune technique à appliquer, aucune règle, tous les coups sont permis, c'est du combat de rue !  Le temps s'est arrêté, je me sens animé d'une énergie sauvage, d'une audace sans limite, les lambeaux de peau volent, mon sang se mêle à la boue. Soudain mes semelles trempées dérapent, je me rattrape sur un arbuste gros comme mon doigt (celui qu'on voit sur la photo ci-dessus) sur lequel je tire vigoureusement. Ca y est miracle un bon piton ! Au-dessus c'est déversant, le tirage et la fatigue me convainquent d'installer un relais de fortune à cet endroit.
 
Depuis le relais de fortune la dixième longueur...
Une fois mon camarade à mes côtés, je gravis le bombé qui nous domine pour trouver le vrai relais deux mètres au dessus. Max se charge de la dernière longueur, encore une courte section d'artif et nous voilà sur les vires de  Prélenfrey.
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                     18 h 30 : Arrivée sur la vire, couvert de boue, les mains en sang...(photo Max)
Après 11 heures d'escalade nous atteignons enfin les vires de Prélenfrey. La pluie s'est arrêtée et le ciel s'est dégagé, nous sommes en piteux état mais il semblerait que nous soyons tirés d'affaire. Prudence tout de même sur ces vires herbeuses mouillées, c'est précisément à cet endroit que le brillant alpiniste Lionel Terray se tua à cause d'une banale glissade.
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                     Bon appétit...(Photo Max)
Après avoir traversé la vire vers la droite, il nous reste une centaine de mètres faciles à gravir pour atteindre l'arête sommitale. Nous savourons un délicieux sandwich prémâché et Max se charge de cette dernière section d'escalade en 4 pas si évidente que ça avec la fatigue et le rocher trempé.
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 Sortie sur les arêtes. Max et son style inimitable de clochard des cimes : jeans troué, vieux sweat, aux pieds il alterne entre des chaussons en lambeaux et sa vieille paire de Vans...
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                      20 H 30 : Le sommet !
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                      Lumière du soir à la descente des arêtes
La descente par le Pas de l'oeil sera longue, très longue...Nous atteindrons la voiture à près de 23 h 30 soit un peu plus de 17 heures après l'avoir quittée. Il nous faudra attendre plus de 2 heures du matin pour être enfin de retour chez nous et savourer un bon repas...
A une époque où l'on cherche à tout sécuriser, à tout mesurer, à tout définir, cette voie fait partie de ces rares et précieux espaces de liberté qui échappent encore à toutes tentatives de normalisation. Ici les cotations ne sont qu'indicatives, les difficultés sont aussi imprévisibles que la solidité du rocher ou de l'équipement en place. Tant qu'il existera des espaces hors-normes comme celui-ci, on pourra se payer le luxe de se perdre pour de vrai, de souffrir pour de vrai, d'avoir peur pour de vrai, de vivre pour de vrai...
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